Voiture électrique: comment rendre les batteries plus durables?

vendredi 2 janvier 2026

Si les voitures électriques n’émettent pas de CO₂ en roulant, leur impact environnemental dépend largement de la manière dont leurs batteries sont produites, utilisées et recyclées. De nouvelles approches issues de l’économie circulaire permettent aujourd’hui de prolonger leur durée de vie, de les réutiliser et de mieux récupérer les matériaux.

 

 

Les voitures électriques présentent deux avantages majeurs : elles sont économes en énergie et ne produisent aucune émission. Cependant, «leur intérêt environnemental dépend de l’extraction des matières premières, de la recyclabilité des batteries et de l’électricité utilisée», explique Isabel Junker, cheffe de la section Déchets urbains de l’OFEV. Il est donc impératif de se pencher sur leur pièce maîtresse : la batterie.

Les batteries lithium-ion doivent être éliminées ou recyclées en fin de vie par le biais de processus gourmands en énergie et polluants. Le projet CircuBAT, mené sous la direction de la Haute école spécialisée bernoise (BFH), vise à développer des solutions pour améliorer l’écobilan de l’e-mobilité. «Nous souhaitons mettre en place un modèle d’affaires circulaire et durable», explique Andrea Vezzini, responsable du projet CircuBAT. «Nous cherchons pour ce faire à couvrir toutes les étapes de la vie d’une batterie, et non pas uniquement celle du recyclage», ajoute-t-il.

CircuBAT cherche notamment à prolonger la durée de vie des batteries. Il s’agit d’une part de trouver de nouvelles méthodes de charge et de décharge qui les ménageraient davantage afin de ralentir leur vieillissement, et d’autre part de pouvoir les réutiliser comme réserves stationnaires d’énergie pour les centrales éoliennes ou solaires. Des chercheurs travaillent également sur le démontage automatisé des batteries, qui permettrait de récupérer plus facilement certains composants tels que les dispositifs de commande ou les commutateurs électromécaniques.

L’entreprise Kyburz Switzerland (qui fabrique notamment le triporteur jaune utilisé par La Poste Suisse) applique pour sa part un procédé de recyclage des batteries lithium-ion développé avec l’Empa, qui permet de récupérer plus de 90% des matériaux et de les réutiliser pour de nouvelles batteries. Il s’agit notamment de plaques d’aluminium et de cuivre, de lithium-phosphate de fer, de graphite et de certaines parties du boîtier en plastique. Environ 1000 batteries sont recyclées chaque année et Kyburz estime que l’opération est rentable sur le plan économique.

Liens: circubat.ch / kyburz-switzerland.ch

Source: l’environnement / reloved.media

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