Des QR codes pour les décharges et une nouvelle ressourcerie

vendredi 6 mars 2026

Depuis le 1er février 2026, un QR code personnel est obligatoire pour accéder aux trois déchetteries cantonales genevoises. Un changement qui s’accompagne d’une bonne nouvelle pour le réemploi aux Chânats.

 

 

Les ESREC — espaces de récupération cantonaux — sont les trois grandes déchetteries du canton : La Praille à Carouge, Châtillon à Bernex, et les Chânats à Bellevue. Gratuites pour les particuliers genevois, elles permettent de se débarrasser d’encombrants, de ferraille, de déchets spéciaux ou encore de textiles. Mais depuis le 1er février 2026 un QR code est nécessaire pour en profiter. Dans un communiqué de presse, les SIG ont indiqué que l’instauration de ce QR code devrait permettre «une régulation efficace pour prévenir l’usage abusif des plateformes par des professionnels et réduire les coûts d’exploitation des ESREC.»

Un service gratuit, mais pas pour tout le monde

Toujours selon ce communiqué de presse, le problème viendrait d’une utilisation inappropriée de ces déchèteries par certaines entreprises. « Le fonctionnement des ESREC est financé par le fonds cantonal de gestion des déchets (FCGD) via une redevance calculée sur la quantité de déchets incinérés à l’usine des Cheneviers. Les ESREC sont exclusivement destinés aux ménages. Toutefois, certaines entreprises les utilisent de manière indue, augmentant leurs coûts d’exploitation.»

L’inscription au pass est gratuite et se fait sur www.espaces-de-recuperation.ch. Il suffit de renseigner ses coordonnées, et un justificatif de résidence genevoise, comme son numéro de client SIG. Le QR code peut ensuite être présenté depuis un smartphone ou simplement imprimé.

Une ressourcerie pour donner une seconde vie aux objets

Bonne nouvelle pour le réemploi : depuis février 2025, l’ESREC des Chânats abrite une ressourcerie. L’idée est simple, avant de jeter un objet encore en bon état, pourquoi ne pas lui offrir une seconde vie en le laissant à quelqu’un qui en aurait l’utilité ? Le principe fonctionne en libre-service. On y dépose livres, vaisselle, jeux, jouets, vélos, outils non électriques, petit mobilier ou matériel de sport. Ces objets sont alors mis à disposition gratuitement pour d’autres particuliers de passage. La règle : maximum trois objets récupérés par visite, pour son propre usage.

Certains objets restent exclus — appareils électriques, casques, sièges auto, matelas, produits dangereux — qui suivent des filières de traitement spécifiques. Cette initiative, menée en partenariat avec SIG-éco21, s’inscrit dans la stratégie cantonale de développement de l’économie circulaire.

Adresses et horaires des différents points de collecte ici

Sources : ESREC / SIG / Reloved Media

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