Contre le gaspillage alimentaire, la solution du foodsharing

vendredi 12 décembre 2025

Applis anti-gaspillage, frigos partagés et plans d’action fédéraux : face au gaspillage alimentaire, des solutions numériques et collectives se développent en Suisse, portées aussi bien par des start-up que par des citoyens et les pouvoirs publics.

En 2015, une start-up danoise a développé l’application Too Good To Go. L’idée : vous permettre d’acheter, dans des commerces partenaires et peu avant la fermeture, des aliments à prix réduit qui seraient sinon jetés. Aujourd’hui, de nombreux magasins travaillent avec Too Good To Go en Europe, aux États-Unis et au Canada. En Suisse, de grandes enseignes comme Coop et Migros y participent également. Depuis son lancement en 2018, l’application a été téléchargée pas moins de 1,8 million de fois et a permis de sauver 5,5 millions de repas de la poubelle, ce qui correspond à une économie de 13 750 tonnes d’équivalents CO₂.

Le réseau international Foodsharing, créé en 2012, repose lui aussi sur l’initiative de particuliers engagés contre le gaspillage alimentaire. Ses membres déposent leur surplus de courses dans des frigos accessibles à tous, afin qu’ils soient récupérés gratuitement par d’autres personnes. Les emplacements de ces « frigos partagés » sont indiqués sur la page d’accueil du projet.

Le Conseil fédéral se mobilise également contre le gaspillage alimentaire à travers un plan d’action déployé sur l’ensemble du territoire suisse. Dans ce cadre, 28 entreprises et organisations ont conclu, en mai 2022, un accord intersectoriel visant à réduire les pertes alimentaires. Par ailleurs, une initiative multipartite menée sous l’égide de l’Office fédéral de l’agriculture (OFAG), en collaboration avec plusieurs ONG, vise également à concevoir des systèmes alimentaires plus durables à l’échelle mondiale.

Lien: toogoodtogo.ch / foodsharing.de

Source: l’environnement

▼ À LIRE AUSSI

Marko, le Vinted suisse

En France, Vinted est devenu le premier vendeur de vêtements en ligne. Cependant, impossible de se faire livrer en Suisse. En cause, la complexité douanière et la taille du marché helvétique . C’est précisément ce vide qu’a voulu combler Marko, une application fondée à Zurich.

De la bière au pain rassis

Nourriture de base, le pain figure parmi les aliments les plus gaspillés en Suisse.
Derrière ce gaspillage, des brasseurs y voient une source de matière première, comme la brasserie l’Apaisée à Carouge.

Le savon solide, vieux de 5 000 ans et plus actuel que jamais

Il a traversé l’Antiquité, survécu à la révolution industrielle, et résisté — avec peine — à l’offensive du gel douche. Le savon solide est aujourd’hui au cœur d’un retour en grâce qui doit autant à la nostalgie qu’à une volonté écologique. À Genève comme partout en Suisse romande, des savonneries artisanales fleurissent.

Du plastique genevois transformé en objets de design

En Suisse, hormis le PET, le plastique n’est pas recyclé mais incinéré. C’est de ce constat qu’est né Glitter à Genève en 2019. Cette association transforme des déchets plastiques en panneaux colorés, résistants et entièrement produits localement.

«Proposer les avantages du neuf avec de la seconde main»

Purple and Gold Rain défend une approche exigeante de la seconde main, comme alternative grand public à la fast fashion. ReGenève a rencontré sa fondatrice, Teresa Fini, dans sa boutique de la Vieille-Ville.